Croatie - Slovénie 2009 - IV - ( LA KRKA)
didiercm | 12 mars, 2010 12:48
Pour le dernier jour de notre périple, notre fuite des intempéries nous raméne à une distance raisonnable de Ljubljana, ce sera plus pratique pour attraper
notre vol matinal du lendemain.

La Krka n'a pas connu le même régime que ses voisines du bassin de la Soca et souffre même d'un manque d'eau entraînant la prolifération d'algues.
Cette rivière prend naissance à 25 kms de la capitale slovène, elle est la seule du pays à produire du tuf et abrite une faune abondante.
Le soleil radieux, que nous offre cette dernière journée, n'est pas le meilleur allié pour réaliser une bonne pêche mais nous venons de nous plaindre de trop de précipitations il y a peu, alors...
Alors, nous en profitons au maximum. Bien sûr les poissons n'ont pas la tête en l'air, cependant ce cours d'eau offre de réelles possibilités de pêche en nymphe.

La Krka est surtout une rivière à truites, sa partie basse abrite aussi du Huchon, la météo est surtout favorable aux prises répétées d'Arc en ciel, certaines de très belle taille.

De très grosses farios fréquentent ce parcours, nous n'aurons pas l'occasion de leurrer un de ces monstres. Mais plus le crépuscule approche, plus les belles mouchetés prennent
place et leur prise devient aussi fréquente que celle des Arcs.
Recommander cette rivière pour un coup du soir au mois de Juin est un moyen de ne pas trop se tromper. L'hôtel Magovac (ales.magovac@yahoo.com), dans la localité de Krka (même nom que la rivière) est une solution d'hébergement bien agréable où là aussi, il y a de quoi bien se tenir à table.
Croatie - Slovénie 2009 - III - (L'IDRIJCA)
didiercm | 20 février, 2010 15:35
Il s'agit d'un des tributaires majeur de la fameuse Soca qui est restée impêchable toute la durée de notre séjour en raison de fortes précipitations sur les Alpes. L'Idrijca qui prend naissance beaucoup plus au sud, souffrait d'un manque d'eau et d'une pression de pêche relativement élevée.
Les truites arc en ciel représentent le gros des captures sur ce cours d'eau.
Nous avons aperçu quelques marmoratas qui sont l'emblème des eaux locales, certaines étaient de taille plus que respectable. Le débit assez faible rendait ces poissons très méfiants, nos plus efficaces streamers les laissèrent de marbre (si j'ose dire).
Même pour tromper les Arcs, il fallait insister sur les zones agitées de la rivière, avec des nymphes de petite taille. Il paraît que ces poissons ont fait souche, je ne saurais trop l'affirmer mais en tous cas il est question de poissons splendides ne présentant aucune trace laissant supposer un séjour dans un bassin bétonné. Beaucoup de farios prises sur la Gacka sont loin d'être en aussi bonne forme.
La pluie, toujours la pluie, allait considérablement compliquer l'affaire.
Affluent de l'Idrijca, la Baca, plus modeste, présente un régime plus torrentueux. Plus facile à pêcher, la fréquentation est supérieure à celle d'autres rivières de la région.
Toutes les espéces sont présentes sur ce parcours mais là aussi, la majorité des captures est constituée d'arc en ciel.
Pour pêcher la Tolminka, autre tributaire de la Soca, il faut une Caterpillar. Il paraît que l'érosion entraine d'importantes aluvions dans cette vallée et que l'extraction des galets est nécessaire. Toujours est-il que cela gâche la journée de pêche sur la partie basse du parcours qui paraît, de loin, la plus intéressante.
Le coin vaut le détour, ne serait ce que pour séjouner à Vila Noblesa sur les hauteurs de Most Na Soci.
Vila Noblesa est le repaire de Branko Gasparin qui propose à ses hôtes, des bungalow comme celui sur la photo ci-dessus.
Branko qui est chasseur, pêcheur, cueilleur et sa famille vous régaleront, faisant de chaque repas un moment de fête et vous réserveront un formidable accueil.
Evidemment les cours d'eau, que nous n'avons pu pêcher pour cause d'intempéries, retrouvaient, comme la Sava Bohinjka ci-dessus, leur plus bel aspect quelques jours seulement après notre départ.
Ce n'est que partie remise.
Croatie - Slovénie 2009 - II - (LA KUPA)
didiercm | 15 février, 2010 16:59
Les conditions atmosphériques ont empêché la prospection des rivières Soca et Sava Bohinjka ; cela nous a amené à modifier notre champ d'investigation.
Nous avons donc fait connaissance avec un petit bijou qui sert de frontière entre la Slovénie et la Croatie, la Kupa, royaume de l'ombre.
De moindre façon, cette rivière était quand même impactée par les intempéries. C'est assez
rare pour ce cours d'eau alimenté par les précipitations qui arrosent
le versant Adriatique alors que ses sources font résurgence du côté
continental.
La brume matinale tardait à se dissiper tandis qu'elle revenait recouvrir très tôt la rivière de son drap douillet. Patrice, où-es-tu ?
Il fallait donc profiter du milieu de la journée au maximum.
Et ne pas hésiter à traquer Thymalus dans le bouillon.
La récompense était alors souvent au rendez vous.
Je suis tombé sous le charme de cette vallée qui sert de frontière entre l'espace Schengen et l'autre Europe.
Il ne faut pas oublier de mentionner son principal affluent, entièrement du côté Croate, la Kupica.
La Kupica a la particularité d'être réservé à la pêche en séche uniquement. Il était donc très important de bien choisir le moment.
Ce cours d'eau est régulièrement fréquenté par les Huchons qui doivent se régaler de taper dans le garde-manger. Raison de plus pour relâcher ces splendides ombres dans les meilleures conditions possibles.
Croatie - Slovénie 2009 - I - (LA GACKA)
didiercm | 11 février, 2010 16:27
j'ai pas trop eu le temps de faire un petit article suite à une petite virée sur la Slovénie et la Croatie, en septembre dernier avec l'ami Patrice.
Alors voici quelques photos pour le souvenir. Je vais commencer par la Gacka, de la source vers l'aval du parcours.
Nous y avons pris une quantité insdustrielle de poissons, beaucoup avec les stigmates de la pisciculture mais aussi quelques poissons superbes. Il faut dire également que la taille moyenne des prises a bien diminuée depuis une vingtaine d'années.
Il y quelques ombres sur la partie amont.
Le cours d'eau est surtout truffé de farios.
Il faut repérer les plus belles pièces à vue et essayer de les tromper, ce qui n'est pas toujours évident.
Ensuite, les sortir du paquet d'herbes qui tapissent le fond est une autre histoire.
A bientôt pour une autre rivière.
Merci Thomas
didiercm | 04 février, 2010 21:08
Nous sommes 4 chanceux, le csm24, Jacky alias " dord", Jean-Louis alias "sussu" et moi-même à avoir reçu ce superbe ouvrage.
De la part du rédacteur original, Thomas Vinge, journaliste Danois, francophone et francophile qui nous a fait le plaisir de venir partager quelques moments de pêche à l'Alose sur la Dordogne et la Garonne.
Merci Thomas, pour ta gentille dédicace et ton amitié.
1kg +
didiercm | 19 mai, 2009 18:01
Non, il ne s'agit pas du dernier thymalus séduit par la "sulfure" de fly-only mais d'un autre petit trésor comme dame nature sait nous distiller.
Le plus gros champignon du panier pése exactement 1kg150, son petit frère 620 g.
Puissons nous accueillir ces premiers cèpes de l'année comme le présage d'un fabuleux millésime.
A vos paniers !
Los "Basses" de Cijara
didiercm | 20 avril, 2009 18:51
El pantano de Cijara, est le premier d'une chaîne de barrages (en partant de l'amont) qui retient le cours du rio Guadiana séparant les régions de La Mancha et d'Estremadura.
J'ai rarement vu un temps aussi maussade dans ce coin qui a vu naître mon père et qui souffre le plus souvent d'une sécheresse chronique. D'ailleurs le niveau du barrage est assez bas et ces précipitations lui feront le plus grand bien.
Si la Jara, plante qui a donné le nom à cette région et l'olivier en sont des représentants naturels, il est une espéce allochtone qui a trouvé son bonheur dans ces eaux domptées par les grandes murailles.
Il s'agit d'un partenaire de choix pour le "palmiste", parfois facile à leurrer, mais souvent très averti, cela devient un vrai casse tête pour arriver à le décider, j'ai nommé le black-bass (à grande bouche).
Camille et moi avons vu des chasses formidables sur une blanchaille que j'ai trouvé plus abondante que les années précédentes. Cependant, (ou bien est ce pour cela ?) nous avons eu un mal de chien pour tromper micropterus salmoides.
400° / Jours
didiercm | 06 avril, 2009 13:53
Dans le cadre des journées rivières dordogne, une visite de la salmoniculture de Mouleydier, structure de la Fédération Départementale de Dordogne, était organisée.
Il est regretable qu'une manifestation de ce genre attire bien moins de monde que ne l'aurait fait un lacher de "bassines" sur le caudeau. Il s'agit pourtant d'une structure financée uniquement par l'argent issue de la vente des cartes de pêche donc par les pêcheurs eux même.
Le maître de cérémonie en la personne de Stéphane, technicien à la FD, nous a brillament expliqué son fonctionnement.
Notamment, depuis une bonne quinzainne d'années, l'orientation vers une activité patrimoniale comme la reproduction assistée et non la production de surdensitaires.
En fait, il s'agit d'assister la reproduction de géniteurs sauvages, stabulés (le minimum de temps possible) dans des bassins ronds enduits de résine pour éviter les blessures, afin de préserver une souche adaptée au milieu de réintroduction. Sur le département de la Dordogne, les principales souches de truites se divisent en trois bassins : au nord, la Dronne et l'Isle et au Sud, le bassin Dordogne/Vézére.
L'équation pour arriver à garnir la pouponnière est relativement simple, dans une eau ne dépassant pas les 8°, il faudra 400°/jours pour que les oeufs éclosent (soit à une température de 8° = 50 jours). Ensuite, il faudra compter 230°/jours supplémentaires pour résorbtion de la vésicule vitelline. Huit jours plus tard, vous pourrez admirer de splendides alevins comme dans le bac ci-dessus.
Finalement, un bien bel outil que cette pisciculture fédérale qui pourrait servir d'exemple à bien d'autres départements.
Rêves d'ouverture
didiercm | 27 mars, 2009 23:39
Les premières prises de la saison, en surface sur des imitations de March Brown, sont le plus souvent réalisées.
Elles alimentent un souvenir imprérissable à chaque fois ravivé.
Souffrant l'attente impatiente de l'ouverture chaque année.
Avec l'espoir que notre rivière préférée, nous offre les conditions tant désirées.
Pour que le miracle de l'éclosion arrive à son apogée.
Et que les trésors dorés au fond du filet nous puissions admirer.
Sans doute pour flater notre égo, nous en tirons le portrait.
Mais surtout, pour que nos rêves perdurent, dans l'eau à nouveau sont lachés.
le CSM24 à l'ouverture du carnassier
didiercm | 01 juin, 2008 11:23
Le 10 mai dernier, une petite délégation du csm24, a réalisé une intéressante ouverture carnassier à la mouche uniquement. Cette sortie était proposée et animée par le Président d'honneur du club (que dis-je le Président historique), j'ai nommé Stéphane Giraudeau.
Stéphane s'est dépensé sans compter pour encadrer deux jeunes membres du club, Jean Baptiste, Xavier et ne fut pas avare de conseils pour les presques débutants que sommes restés l'autre Stéphane et moi même.
Nous avons essentiellement ciblé les brochets et évité, malgré quelques (belles) prises, de trop déranger les Black-bass qui se préparaient à leurs amours.
Je vous propose de parcourir l'article sur le site de Stéphane : ici.
Mon tout petit étang
didiercm | 13 mars, 2007 18:20
J'ai la chance de posséder, depuis huit ans maintenant, une petite propriété au bord de la Couze dans le Périgord.
C'était une friche que je nettoie et entretiens quand mon emploi du temps me le permet.
Parti faire un peu de bois, à mon retour je passe devant le petit étang où j'aperçois une belle chasse.
Je m'approche et, merveille, deux magnifiques Black bass se ruent sur la blanchaille avec frénésie.

Je précise qu'il s'agit d'une eau close à proximité d'un cours d'eau de première catégorie que je n'ai pratiquement jamais pêché. A part au début, deux ou trois fois, pour initier mes filles à la nymphe, sur des perches soleil et des rotengles. Je n'y ai jamais mis de poisson non plus.
Je me dépêche d'aller trocquer ma tronçonneuse contre ma canne Vision, soie de sept, et commence à promener un petit gurgler blanc dans ces eaux peu profondes.
Maître micropterus fonce dessus puis s'arrête juste devant, dédaigneux. Je change de leurre pour un popper jaune à pattes grises cependant, rien n'y fait, c'est le calme plat. Au moment où je n'y croyais plus, un bec sort presque entièrement de l'eau et plonge sur le malheureux popper qu'il engloutit.
Je crains pour le bas de ligne car je n'ai que du nylon mais j'ai du bol, la prise est bien assurée. C'est ainsi que je ramène un beau spécimen de 80 cm.
Je n'avais jamais touché de brochet au popper, je dois dire que c'est assez impressionnant.
Et les Black bass, me direz-vous ? J'en aperçois un sous une branche et lui lance un puppy.

Il prend du bout des lèvres et se décroche. Un peu plus tard, un second joue au chat et à la souris, le bougre s'amuse ainsi pendant cinq minutes mais ne se laisse pas berner.
Pas mal pour des poissons jamais pêchés.
Dans un mois, le plan d'eau sera impêchable, sa surface sera occupée, aux trois-quarts, par les nénuphars.

Le bonheur est dans le Périgord
didiercm | 06 avril, 2006 22:05
Le bonheur c'est que pour trouver les champignons comestibles (je passe sur quelques espèces de seconde zone comme le bolet rude par exemple et d'autres que je ne connais pas), je n'ai même pas à prendre la voiture.
Un petit tour d'horizon pour des espèces que je consomme et que je trouve autour de la maison.
J'ouvre la porte, à vingt mètres à peine (évidemment selon l'époque), le rosé des prés est le premier que je rencontre. A 30 mètres c'est la nonette ou bolet jaune, à 50 voilà le lactaire délicieux.

Pour trouver des cépes et girolles, il me faut faire 300 m. Et pour la morille, morchella esculenta, j'ai une distance de 500 m à franchir.
C'est pas du bonheur ça ?
Le saut de la Gratusse
didiercm | 30 janvier, 2006 17:40
Mon ami Jean-Louis s'occupe de traiter le côté cauchemar de la rupture d'une pelle au barrage de Tuilières, je vais m'occuper du côté rêve.
Voici, le saut de la Gratusse, domaine du célébre Coulobre de la légende, qui était le passage redouté des gabarriers de la Dordogne et qui nécessitait les services d'un pilote pour son franchissement.

Juste après la séquence frisson, vu le bâti des pierres, on peut supposer qu'un port permettait de faire relâche.

Je me mets à rêver que si c'était la fin du barrage de Tuilières de nouveaux pools à Aloses nous seraient offerts.

Juste 2,50 m d'eau qui nous privent d'une des plus belles partie de la Dordogne.

D'autres photos dans l'album la Gratusse.
Il y a un siècle, la Dordogne...
didiercm | 30 janvier, 2006 14:10
Le barrage de Tuilières sur la Dordogne, édifié en 1908, a perdu une pelle dans la nuit du 28 au 29 janvier 2006.

Cela a libéré des millions de mètres cubes d'eau qui ont déferlés en aval (heureusement de nuit, sinon il y aurait sans doute eu des morts ) ainsi que des tonnes de sédiments, ce qui aura, à n'en pas douter, de facheuses conséquences sur le biotope (pauvre frayère à lamproies, juste sous le barrage).

On peut se consoler en voyant la Couze (ci-dessus) se jeter dans la Dordogne comme elle le faisait il y a cent ans.
10 ans déjà
didiercm | 13 décembre, 2005 13:11
Comme c'est la mode des compils, un petit tour en image sur 10 ans de voyages
1996 : la Colombie Britannique
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1997 : rebelote
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1998 : le CSM24 à Cuba
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1999 : retour en Colombie Britannique mais au printemps
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2000 : rencontre avec un Américain au Chili
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2001 : le CSM24 en Mongolie
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2002 : l'Argentine et ses Dorados
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2003 : les steelheads et farios de l'Etat de New York
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2004 : le CSM24 en Islande
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2005 : le CSM24 en Suéde sur la Kaïtum
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Un petit clin d'oeil avec une belle prise sur le plan d'eau des Vigiers (24)
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Quelques articles sont sur la rubrique voyages de gobages.com
vivement l'année prochaine